Son

samedi 10 octobre 2020

La Biographie de l'artiste malien (Salif Keïta)



 Biographie :

Le 25 Août 1949 naît Salifou Keïta à Djoliba, au Mali, village au bord du fleuve Niger. Mais dans cette région au cœur de l'Empire Mandingue qui réunit plusieurs peuples et langues (Bambara, Malinké, Soninké...) la naissance de ce bébé albinos ,noir et la peau blanche, fait scandale. On lui attribue de dangereux pouvoirs, d'autant que sa famille descend en ligne directe du fondateur de l'empire XIIIe siècle. Le père de Salif renvoie alors le bébé et sa mère. Mais, les prédictions optimistes d'un chef religieux le font changer d'avis.

Son enfance est solitaire. Sa couleur de peau provoque souvent raillerie et rejet de la part des autres enfants. Son père lui-même ne lui adresse pas la parole pendant des années. Il se réfugie dans les études pour lesquelles il excelle. En outre, il est fasciné par la musique et apprend le chant en écoutant les griots, sortes de poètes chanteurs, de conteurs qui récitent les épopées familiales et royales et transmettent ainsi la tradition orale de génération en génération. C'est aussi dans les champs que l'enfant forge cette voix singulière. Son père agriculteur , l'y envoie régulièrement, et pour éloigner singes et oiseaux pilleurs de maïs, le jeune Salif passe ses journées à crier et vociférer. 


Salif et Kanté 

Le souhait de Salif est de devenir instituteur, mais il est déclaré inapte en raison d'une mauvaise vue due à son albinisme. Il décide alors de devenir musicien. Mais, issu d'une famille de prince, ce choix est très mal vécu par son entourage qui tente de l'en dissuader. En effet, pratiquer la musique et chanter est exclusivement réservé aux griots, caste de musiciens de père en fils. En faisant un tel choix, Salif enfreint des règles encestrales. Il quitte alors sa famille en 1968 et part vivre seul dans les rues de Bamako, capitale du pays. Il chante ça et la dans les cafés et sur les marchés, et déjà sa voix exceptionnelle, haute et puissante, ne laisse pas indifférent ceux qui l'attendent.

Un saxophoniste, Tidiane koné, remarque le jeune homme et sa voix singulière. Il lui propose d'intégrer son groupe, le rail Band de Bamako, qui anime l'hôtel-restaurant de la gare de la ville. Chaque hôtel a alors son propre orchestre pour animer les soirées grâce à Salif Keïta, celui de la gare obtient un énorme succès. Il en devient le chanteur-vedette et son répertoire est essentiellement consulté d'airs traditionnels, mais interprétés et joués de façon moderne.

En 1973, il quitte le rail Band pour les ambassadeurs, un autre orchestre du même type. À son départ, il est remplacé au chant par un jeune Guinéen, déjà membre du groupe depuis 1971, Mori Kanté. L'orchestre, mené par le guitariste et le chanteur Kanté Manfila comprend des musiciens nigérians, Maliens et Sénégalais. Le nouvel hôtel, le Bamako Motel, est fréquenté par un public plus international. Le répertoire s'en ressent et navigue entre chansons  africaines, anglosaxones, Françaises et afro-cubauines, courant alors très en vague en Afrique. Les Ambassadeurs tournent dans toutes l'Afrique de l'Ouest avec succès. Salif Keïta et Kanté Manfila s'installent alors à Abidjan, capitale de la côte d'ivoire, ville musicalement plus active et techniquement mieux équipée. Le re groupe se renomme alors les Ambassadeurs internationaux.


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